Et si votre coloriage se révélait déjà en couleur ?
Je travaille avec une intelligence artificielle pour explorer des pistes de mise en couleur de mes coloriages — pas pour remplacer le coloriage à la main, mais pour montrer qu’un même dessin peut partir dans des directions très différentes selon les couleurs, la disposition ou la texture qu’on lui donne. Voici un des coloriages du pack Botanique Fantastique : une fleur-engrenage en noir et blanc, prête à être remplie. Comme toujours, aucune case n’est « fausse » si vous la coloriez différemment — c’est tout l’intérêt du coloriage.
Un seul dessin, plein de remplissages possibles
Je guide l’IA avec les contours exacts de mon dessin (via ControlNet), puis je récupère sa palette de couleurs pour remplir chaque case à plat, en gardant les traits noirs bien nets. La structure du dessin — les contours — reste imposée par le line art lui-même : ce qui change d’un essai à l’autre, c’est juste une poignée de mots dans le prompt. Voici un premier essai, avec une palette assez large, qui mélange des teintes froides et chaudes :

À partir de cette même structure, je peux changer uniquement la consigne de couleur dans le prompt et obtenir des ambiances très différentes, sans toucher au dessin.
Je joue sur les ambiances : palettes froides
Trois essais avec des couleurs « froides » (bleus, violets, verts profonds). Même dessin, mêmes contours, traits toujours nets — seule la consigne de couleur change dans le prompt.



Et avec des couleurs chaudes ? Et si je joue sur l’intensité ?
Deux essais avec des couleurs vraiment chaudes cette fois : moutarde/rose poudré, puis terracotta/ocre. Et un troisième qui reprend exactement la même palette terracotta/ocre, mais en version plus saturée : la teinte ne change pas, c’est l’intensité des couleurs qui monte. C’est un deuxième levier, indépendant du choix froid/chaud : une fois la palette obtenue, je peux la rendre plus pastel ou plus vive par un simple traitement d’image, sans repasser par l’IA.



Deux axes, donc, pour une même base : la teinte (froid/chaud, palette par palette) et l’intensité (pastel/saturé, sur une palette donnée). De quoi multiplier les ambiances sans changer le dessin ni même, parfois, la palette elle-même.
Même palette, mais je change la disposition des couleurs
Une autre piste : au lieu de changer quelles couleurs sont utilisées, je garde exactement la même palette mais je change quelle case reçoit quelle couleur. Techniquement, le script qui remplit chaque zone avec sa couleur moyenne peut tout aussi bien redistribuer ces couleurs entre les zones, dans un autre ordre. Même palette violet/vert sauge que dans la galerie « froide » ci-dessus, couleurs réattribuées :

Effet « patchwork » plus marqué, moins naturel — mais qui peut donner des idées de répartition surprenantes, notamment pour des coloriages très géométriques comme cette fleur-engrenage. Encore une preuve que le dessin ne change jamais : c’est tout ce qu’on en fait qui varie.
Et si je change de médium ? Aquarelle, crayon, gouache
Jusqu’ici, j’ai joué sur les couleurs (teinte, intensité, disposition). Mais le prompt peut aussi décrire une texture, un médium : je garde la même palette corail/bleu-gris que mon premier essai, et je demande à l’IA de l’imaginer « comme si c’était de l’aquarelle », « comme si c’était du crayon de couleur », ou « comme de la gouache ». Les traits restent nets (toujours la même fusion Multiply avec le line art), mais l’intérieur des cases prend une texture différente :



Nuance importante : ces trois versions gardent un fond légèrement habillé par l’IA (pas blanc pur), contrairement aux galeries précédentes où le fond est blanc et la case remplie à plat. C’est le rendu « illustration » plutôt que « coloriage rempli » — mais le principe reste le même : une poignée de mots dans le prompt, et l’ambiance change du tout au tout.
Et en version « affiche »
Dernière variante : même dessin, mais avec un fond assorti — un peu comme une affiche ou une couverture :

Ce que j’en retiens
Au total, un seul dessin et une dizaine d’ambiances : deux galeries de palettes (froides, chaudes), un jeu sur l’intensité, une redistribution des couleurs, trois médiums et une version affiche. Si vous aimez voir différents rendus de couleurs possibles sur un même dessin, ces galeries sont pour ça. Si vous êtes curieux·se de ce que l’IA permet de faire concrètement sur un line art existant, j’ai gardé la méthode volontairement simple : ControlNet pour les contours, un prompt pour la palette ou la texture, et un peu de traitement d’image pour la disposition ou l’intensité. Et si vous cherchez des idées pour vos propres coloriages, piochez librement dans ces palettes et ces ambiances — rien n’est figé, ce ne sont que des suggestions de point de départ. L’objectif reste de s’amuser avec vos propres couleurs, à votre rythme.
Le dessin original (et bien d’autres) vous attend dans le pack Botanique Fantastique, disponible sur Valaxie — avec aussi un pack gratuit de 8 pages pour essayer.